Le Rock n'Roll
L'histoire du Rock est longue et parsemée d'influences diverses.
Vidéo compétition 2006 ( 2 filles ensembles )
Histoire du Rock n'Roll
1920New York, 26 mars 1926, le « Savoy » ouvre ses portes. C’est un dancing "intégré" (accueillant les noirs & les blancs) où se réunissent les meilleurs danseurs, qui viennent danser sur la musique des Big Bands. Le succès est immédiat, les gens viennent en masse danser sur du swing (courant du jazz ternaire et très dansant) en dansant sur une base de 8 temps pour « coller » à la musique.
Légende communément acceptée : 21 mai 1927, Charles Lindbergh vient de traverser l'Atlantique, c'est le grand saut, "le Big Hop". C'est un événement mondial qui se fête partout dans le monde, notamment au Savoy. C'est à ce moment qu'un journaliste vient interviewer le meilleur danseur de l'époque (Georges "Shorty" Snowden), pour savoir ce qu'il dansait. Cependant, cette danse n'avait pas de nom particulier, et sans doute à court d'inspiration et/ou en hommage à "Lindy" (Charles Lindbergh), ce dernier répondit qu'il dansait le "Lindy Hop".
1930
Parmi ces excellents danseurs de « swing» (de Lindy-Hop dirions-nous actuellement), Dean Collins se démarque par son style de danse très particulier. Il rejoint Los Angeles en 1937, sur la côte ouest des États-Unis. Malgré son style très original, l’association de Dean avec une partenaire exceptionnelle (Jewel McGowen) va lui permettre de gagner des concours. Beaucoup de danseurs vont alors s’intéresser à sa technique de danse. À ce moment, cette danse n’a pas encore de nom, on parle juste de « swing ».
1940
Dans les années 1940 et les années 1950, Dean se consacre à la réalisation de films pour Hollywood (avec les danseurs locaux qui étaient ses élèves). Hollywood donnera comme nom « Jitterbug » à cette danse qui reste pour Dean « juste du swing ». La diffusion de ce style de danse est alors mondial, grâce aux films et aux soldats américains de la Seconde Guerre mondiale.
Dans les années 1940, Dean Collins se voit embauché par Arthur Murray, directeur du plus grand studio de danse américain (3560 franchises à l’époque). Arthur veut répandre le style de Dean parmi les centaines de styles de « jitterbug » différents dansés partout en Amérique. L’avantage du style de Dean est une danse plus coulée et douce (d’où l’appellation « sophisticated swing » par Arthur, là où d’autres envoient des kicks ou des acrobaties plus ou moins spectaculaires, qui sont pas forcément du meilleur effet dans les dancings où la place se fait parfois rare…
En plus de cette cacophonie de styles, la communauté américaine des danses de salon va adapter le Jitterbug en une version « simplifiée » : le East coast swing, une danse en 6 temps où le cavalier a un rôle très central.
De son côté, en marge de la communauté américaine de danse de salon, Arthur Murray souhaite ensuite faire le ménage dans les différents styles de Jitterbug. Le « sophisticated swing » de Dean, toujours très populaire sur la côte ouest sera officiellement nommé « Western Swing » en 1951.
1950
Dans les années 1950, les bons danseurs dansaient le Western swing en le faisant passer comme du « East Coast Swing ». En fait, les débutants apprenaient le East Coast Swing, et une fois un certain niveau atteint, ils voyaient le style du Western Swing. Le Western Swing s’est donc vu enrichi des passes en 6 temps adaptées du East Coast swing.
C’est alors qu’arrive la musique « Rock’n’roll ». Arthur Murray tente un coup médiatique en appelant le « Western Swing » « Rock’n’roll Dancing »… Devant le peu de succès du rock’n’roll dancing, Arthur revient donc à l’enseignement du Western Swing (qui est, je le rappelle, la même chose !)
En 1958 une ancienne danseuse, qui avait délaissé le swing (après avoir fait partie des enseignantes des Studios Murray), décide d’ouvrir son école : c’est Skippy Blair, 30 ans. À cette époque, les danses de couple sont peu a peu délaissées, à cause de la télévision qui était à l’époque une « attraction » qui réunissait les personnes, à cause de l’arrivée des danses solo (notamment le twist), beaucoup moins codifiées et plus simples à apprendre. Cependant, Skippy aura un certain succès et fondera en 1968 le GSDTA (Golden State Dance Teacher Association). Elle va participer à la codification du western swing, et aussi à son renommage, car à l’époque Western Swing était souvent confondu avec « Country Western » ou le « Country Western Swing », qui n’ont rien à voir. En 1961 elle utilise le terme « West Coast Swing » sur ses publicités. Officiellement, c’est la première apparition du terme « West Coast Swing » (même s'il a sûrement déjà été utilisé avant).
2000
Jusqu'au début des années 1990, le West Coast Swing se dansait sur... du swing ! Souvent des blues plus ou moins rapides interprétés entre la danse de salon, le lindy-hop et le boogie-woogie. Mais en 1996, un nouveau courant se fait sentir, en commençant à intégrer des rythmes funky dans la danse. Cette évolution va devenir une révolution en 1999 avec les prestations de Jordan Freesbee & Tatiana Mollmann : Le West Coast Swing n'est pas une danse de couple que l'on peut adapter à la musique pop rock actuelle. Non. C'est LA danse de très loin la plus adaptée au rythmiques plus ou moins originales de la fin des années 90 et du début des années 2000. Associant la classe de la danse à plat (style "danses de salon"), l'état d'esprit des danses swing (festivité et camaraderie) et la modernité du Hip-Hop (musiques & mouvements). le West Coast Swing se prend alors une immense gifle qui lui fera traverser l'atlantique.
De nos jours, la séparation physique des personnes due aux nouvelles technologies (Internet, téléphones etc…) font renaître le besoin de se retrouver de s’exprimer à deux sur la musique : les danses de société connaissent actuellement un nouvel essort.
Différentes danses "Rock"'
Selon le type de rythmique, la région du monde,
l'époque ou le milieu social, de nombreuses danses ont pris
la
dénomination de Rock. Dans un soucis
d'exhaustivité, on
peut en distinguer neuf types:
Le Rock à
quatre temps
Le Rock à six
temps est
la variante française la plus
répandue[réf.
nécessaire]. Elle s'inspire du Swing des années
1938-1939
mais avec une plus grande variété de figures
Le Boogie Woogie
est ce que les
anglais appellent également le « Jive »,
les
américains le « Lindy », les
français le
(3-3-2). Il a été importé par
l’armée
américaine en 1945 sous le nom de « Jerry-Bug
» (Le
Boogie se danse aussi sur 6 temps)
Le Rock sauté
a été mis au point par les Anglais. Il
s’apparente plus à la Gigue qu’au Rock
Le Bebop
qui revient sous le nom de Bop
Le Rock à 8
temps,
c’est l’ancien Swing double temps ou huit temps
créé en 1941 et qui a été
très en
vogue jusqu’en 1950
Le Boogie
à 8 temps
Le Rock acrobatique
D'autres danses s'apparentent d'une façon ou d'une autre au
Rock:
Le Lindy Hop (le
prédécesseur)
Le Jive
(prononcé « djaïve »)
Le Balboa
Le West coast swing
Rock à quatre temps
Le Rock à quatre temps est né sous
l’appellation
de danse Rock N’Roll en 1956. Son créateur est le
professeur Jacques BENSE. Aujourd'hui, il s'appelle Rock Versaillais
à Versailles, Rock Parisien à Paris, Rock Lillois
à Lille...
C'est une danse française. Le rock à quatre temps
se
pratique aujourd'hui essentiellement en France, en Belgique, en
Angleterre et un peu aux États-Unis. Il s’agit de
pays
où peut-être trouver des Club
dédiés
à cette danse. On le retrouve en rallye (club de danseurs et
danseuses généralement entre 15 et 18 ans d'un
même
milieu social souvent plutôt aisé), dans les
soirées des grandes écoles mais
également et c'est
récent chez les jeunes professionnels voir les
professionnels en
général.
Les temps sont marqués par les mouvements de bras. Il est
à noter que la rythmique est donné par les bras
un, deux,
trois et quatre.
Dansé par un danseur débutant ou
intermédiaire, il
peut donc sembler saccadé ou statique du fait d'une
rythmique
bras approximative. Mais dansé par un danseur plus
expérimenté, les mouvements sont fluides et
rapides.
L'absence de règles de déplacement permet au
couple de
personnaliser son style sachant qu'il n'est pas possible techniquement
de faire ce que l'on souhaite. Il existe donc dans les pas une certaine
chorégraphie imposée par les passes
elles-mêmes.
Le rock à quatre temps se danse tant sur du rock
traditionnel
que sur de la musique actuelle, même si les puristes
préfèrent le rock des années 50/60. Il
peut
être mis dans cette danse de couple des ajouts de rock
acrobatique.
Rock à six temps
Le rock à six temps est une danse de type rock. En France, le rock à 6 temps est majoritaire relativement au rock à 4 temps. Dans d'autre pays, on préférera le Boogie Woogie, dont le pas de base est très proche de celui du rock 6 temps. Il s'agit d'une discipline typiquement française, dérivée du Be-Bop Français et non pas du lindy.On danse le rock à 6 temps traditionnellement sur des rythmes rock (marqués par l'alternance de la grosse caisse et de la caisse claire sur 4 temps), mais il est possible, même assez couramment pratiqué de le voir danser sur des rythmes plus swing (marqués par la prédominance des cymbales) ou boogie.
On peut faire un parallèle assez simple entre l'historique de la danse et de la musique :
Jazz → Boogie (Le boogie-woogie est un courant issu du jazz et du blues) vers 1928
Lindy-Hop → Boogie (La danse du jazz (Lindy) a donné le boogie-woogie en 8 temps, pour coller à l'évolution musicale)
Dans les années 1950 où il a encore évolué avec un nouveau courant musical : le rock, qui a donné la danse du même nom qui se danse en 6 temps (passes plus dynamique). Le rock perd alors le swing (souvent lié au rythme ternaire), pour un rythme binaire marqué.
Puis le rock a "évolué" vers le boogie, donnant le boogie-woogie "moderne" qui se danse en 6 et 8 temps
L'interprétation est l'essence du boogie. S'inspirant de jeux de jambes su rock sauté, d'acrobaties (tenues) du rock acrobatique, de routines swing issues du lindy (jam sessions, Shim Sham) et plus récemment de break dance (avec notamment les effets de vague et de déplacement des pieds), elle fait la part belle à la création, à l'originalité, voire à l'humour.
Rock sauté
Le rock sauté correspond au rock acrobatique sans les acrobaties (le pas de base est identique, d'ailleurs appelé "pas de base sauté").Le rock sauté est une discipline créée avant tout pour les jeunes enfants (environ 10 ans et moins) en pleine croissance, dont la capacité musculaire n'est pas assez développée pour supporter les acrobaties. Il est d'origine anglaise
Be-bop
Le be-bop, ou "bop", est une danse swing née dans les caves de Saint-Germain-des-Prés à Paris après la Libération.À cette époque, jeunes et artistes (Jacques Prévert, Roger Vadim, Roger Vailland, ...) se donnent rendez-vous dans de modestes bistros à Saint-Germain-des-Prés pour faire la fête afin d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Les danseurs sont surnommés les « rats de cave », d'après une troupe formée par Jano Merry, et s'exécutent sur du swing, du boogie, du jazz Nouvelle-Orléans et du jazz traditionnel (Sidney Bechet, Claude Luter, ...). Leur danse issue du swing et du boogie sera baptisée bebop
Dans le Sud-est de la France, le style est plus fluide, près du sol, plus glissé. Les fantaisies que l'on voit de plus en plus apparaître dans la danse (fentes, jetés, brossés..) sont autant de variantes qui signent des évolutions locales de la danse. A Paris le Be bop se danse de façon plus enlevée, plus "remuante".
Il semble y avoir différents courants de be-bop dont trois essentiels :
- Parisien (celui de St-Germain est le plus connu),
- Marseillais (Le Bop ou Bebop jazz) se danse sur 6 temps, de façon très coulée, sur tempo plutôt rapide, avec des pas simplifiés pour le cavalier (4 pas: 1-2-3 - 5), et 8 pas (1-2-3&4-5&6) pour la danseuse, qui, avec des pas plus "glissés" peut réaliser les déplacements rapides que la danse exige.
- Lyonnais (avec un pas systématiquement "sautillé") qui rappelle le Boogie.
Rock acrobatique
Le rock acrobatique est une danse sportive basée sur le principe du rock à six temps. Il se danse en couple, un homme et une femme ou une femme avec une femme (seulement hors compétition). Il s'agit d'un dérivé du rock'n'roll dans lequel sont introduit des acrobatiesOrigines :
En 1850, le Cake-Walk fut la première danse de couple créée par des noirs. Elle naquit de la communauté esclave aux États-Unis. "Ils se mirent à parodier leurs maîtres ... s'inspirant des grandes marches ... en africanisant les pas et les rythmes".
Cette danse fut ensuite adoptée par les blancs, allant jusqu'à l'Europe où le Prince de Galles vint à l'apprendre. Elle fut même présentée en exhibition à l'exposition universelle de 1900 à Paris. Au début du 20e siècle, L'Europe découvre alors, les danses animalières, et les assagit pour donner le fox-trot et le Quick-step.
Le charleston apparaît en 1924 lors d’un spectacle à Broadway. La crise économique de 1929 marque alors, la fin de la mode charleston.
Vers 1940, la musique Boogie-Woogie fait son apparition, et la danse, composée de pas de claquettes et de fox-trot, est adoptée par la société blanche.
Le lindy-hop, qui tient son nom de l'aviateur LINDBERG (qui venait de traverser l'Atlantique), apparaît en 1927 et marque un tournant décisif. Il intègre les pas de Cake-Walk, de Boogie-Woogie, de danses animalières et de Charleston.
C'est avec le Lindy-Hop qu'apparurent les premières figures acrobatiques. Pour être accepté par les blancs, le Lindy-Hop est rebaptisé Jitterbug.
Le Jitterbug arriva en France après la seconde guerre mondiale, exporté par les soldats américains, sous les noms de Bop et Be-Bop. Le Rock'n'Roll fit son apparition et le Jitterbug s'adapta à cette musique pour donner naissance à la danse Rock, prémisse du Rock Acrobatique.
L'ouverture en 1960 d'un night club spécialisé dans le Jitterbug et le Rock à Lyon, le B.C blues, rassemble les danseurs de la ville et crée un noyau de danseurs.
Le Jitterbug est alors très en vogue à Lyon, à tel point, que les lyonnais écrasent les parisiens dans les concours de danse. 1972 est l'année de naissance du Rock Acrobatique, lorsque " les professeurs de danse lyonnais décident de lancer un nouveau produit ".
En 1975, la Fédération Européenne de Danses de Jazz est créée par les français, les italiens, les allemands et les suisses.
...Les premières compétitions internationales sont organisées...
De nombreuses associations voient le jour petit à petit, certaines verront leur fin, d’autres auront une croissance régulière. l’A.F.D.A. a doublé son effectif durant ces 5 dernières années, elle est également l’Association Française de Rock Acrobatique qui à remporté le plus de titres internationaux.
Les années 1970 et le début des années 1980 ont été le théâtre de la structuration du rock acrobatique comme discipline sportive. Des fédérations de danse nationales ont vu le jour (apparemment en conflits perpétuels !), puis une fédération de danse européenne, puis une fédération de danse mondiale, la WRRC.
À l'heure actuelle, la France compte plus d'un millier de compétiteurs, et un certain nombre de pratiquants en loisir
Lindy Hop
Le Lindy Hop (ou Jitterbug) est une danse de rue qui s'est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem (New York) vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement le swing.Le Lindy Hop est un mélange de plusieurs danses provenant des quatre coins des États-Unis à partir des années 1900, principalement le charleston, le breakaway et le collegiate. Le Lindy Hop utilise les mouvements improvisés des danses africaines avec la discipline de la structure en 6 et 8 temps des danses européennes. Le Lindy Hop est un mélange de danse en couple et séparée, venant de ses origines métissées. Les danses africaines séparent habituellement les hommes des femmes. La danse en couple est typiquement européenne.
Entre 1910 et 1950, Harlem était un lieu de divertissement, où les gens de tous horizons, toutes couleurs et toutes classes se réunissaient. Le « Cotton Club » présentait des artistes noirs et accueillait la riche clientèle blanche et glamour pendant que la salle de bal « Savoy », ouverte en 1926, accueillait la clientèle plus modeste, à forte proportion noire. Le Savoy était malgré tout l'une des rares salles de bal intégrée, c'est-à-dire ouverte aux blancs et aux noirs. Le Savoy était le haut lieu de la danse à Harlem et accueillait l'élite des danseurs dont la troupe des Whitey's Lindy Hoppers. La musique Swing et le Lindy Hop évoluèrent parallèlement dans ces salles de bal et principalement au Savoy.
Dans les années 1910 et 1920, dans tous les vaudevilles, les professionnels montraient leurs talents au travers des claquettes et autres danses de cette période. Dans les années 1920 et 1930, les salles de bal américaines sponsorisèrent des concours de danse, au cours desquels les danseurs improvisaient et inventaient de nouveaux pas. C'est dans ce milieu que naquit le Lindy Hop.
Légende communément acceptée : 21 mai 1927, Charles Lindbergh vient de traverser l'Atlantique, c'est le grand saut, "le Big Hop". C'est un événement mondial qui se fête partout dans le monde, notamment au Savoy. C'est à ce moment qu'un journaliste vient interviewer le meilleur danseur de l'époque (Georges "Shorty" Snowden), pour savoir ce qu'il dansait. Cependant, cette danse n'avait pas de nom particulier, et sans doute à court d'inspiration et/ou en hommage à "Lindy" (Charles Lindbergh), ce dernier répondit qu'il dansait le "Lindy Hop".
Le Lindy Hop fut popularisé à travers tous les États-Unis par une troupe de danse professionnelle, les Whitey's Lindy Hoppers, dont les membres les plus connus sont Frankie Manning, Al Minns et Leon James. On peut voir ces danseurs dans des films comme Hellzapoppin, Un jour aux courses.
Le Lindy Hop continue à évoluer aujourd'hui. Après une phase sombre entre 1950 et 1980, il est réapparu dans les années 1980 grâce à l'énergie de plusieurs groupes : les Harlem Hot Shots (Suède), la New York Swing Society (États-Unis) et les Jiving Lindy Hoppers (Angleterre). Aujourd'hui on danse à nouveau le Lindy Hop dans tous les États-Unis et dans le monde entier.
Le Lindy est une danse riche et diversifiée. Elle repose sur un rythme à huit temps et se danse sur des musiques Swing, avec un tempo allant de 20 à 70 mesures par minute (MPM). Le Lindy Hop est l'ancêtre du rock qui s'en rapproche par le style musical et le pas de base. Cependant, là où le rythme du rock est plus carré, le lindy se rapproche du boogie-woogie avec un style « swingué », arrondi.
Le but d'une danse de bal ou société est de sortir, rencontrer des gens et de s'amuser. La plupart du temps les cavaliers demandent aux dames de leur accorder une ou plusieurs danses. De temps en temps, ce sera l'inverse. Ils peuvent parler autant qu'ils le souhaitent. Ainsi, Frankie Manning affirme qu'il demande toujours à sa cavalière quels pas elle connaît.
Dans ces soirées ou bals, on rencontre des danseurs de niveaux très différents, donc la coopération avec son partenaire est aussi importante que la technique. La danse avec un nouveau partenaire consiste d'abord à s'ajuster. Que sait faire l'autre ? Qu'aime-t-il (elle) faire ? Danser avec un partenaire régulier permet de jouer mais aussi de connaître les nouvelles. Danser avec des débutants permet de travailler les pas de base. Danser avec des danseurs avertis permet d'essayer des pas difficiles ou inhabituels et d'improviser.
Aujourd'hui, certains danseurs s'habillent avec des costumes d'époque des années 1920, 1930 ou 1940. Certains danseurs portent leurs plus beaux habits. D'autres considèrent que danser le Lindy Hop n'est pas un acte nostalgique et peuvent alors porter des jeans et des t-shirts. La plupart des garçons portent des pantalons larges, ce n'est pas forcément en référence au passé, mais peut-être également pour des raisons pratiques : le lindy se dansant très fléchi, le pantalon serré pourraît être inconfortable. On pourra également remarquer qu'aujourd'hui, le Hip-Hop s'intègre très bien au lindy, ce qui redonne un second souffle de jeunesse à cette danse.
Jive
La cinquième des 5 danses latines en compétition de danse sportive, le jive y tient la place correspondant au rock'n'roll en danse de salon.Généralement très appréciée des compétiteurs, cette danse leur demande toutefois une énergie particulière, dans la mesure où, dansée sur un rythme rapide et reposant sur des jeux de jambes assez fatigants, elle clôture généralement les compétitions de danses latines.
Descendant du Lindy Hop, elle est devenue populaire en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale par la musique swing de Benny Goodman, Artie Shaw, Tommy Dorsey et Glenn Miller, ce après avoir d'abord conquis l'Ouest, puis les médias du Nouveau Monde, en 1940 sous le nom de Jitterbug. Le Boogie, le Rock & Roll ont aussi influencé cette danse qui est très rapide.
Dans le contexte de compétition, les danseurs doivent prouver qu'après 4 danses ils sont encore capables d'efforts physiques intenses.
Balboa
Le Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous".Elle se danse le plus souvent en 8 temps sur des musiques swing, et ses jeux de jambes sont plus particulièrement adaptés aux tempos rapides, sans exclure pour autant les tempos lents. C'est une danse qui fait partie des quelques 14 danses Swing recensées de nos jours.
Le Pur Balboa (Balboa d'origine), se danse uniquement en position fermée tandis que le Bal Swing (qui fut créé une dizaine d'année après) autorise des positions ouvertes, de nos jours les deux ne font plus qu'un appelé BALBOA. Les traits caractéristiques de cette danse sont une connexion danseur-danseuse par le buste et le bassin en position fermée, et un pas de base glissé proche du mouvement que l'on fait lorsqu'on cire le parquet. C'est une danse de contact où les sensations ressenties par les danseurs sont proches du Tango.
West Coast Swing
Le West Coast Swing est une danse à deux de style swing, apparue initialement comme une forme de Lindy Hop. Cette danse sera considérée plus tard comme comme une version « douce » du jitterbug. D’abord appelé Western Swing en 1951, son appellation définitive se fera en 1961. Elle est caractérisée par des mouvements très élastiques des partenaires, que ce soit individuellement ou bien l'un par rapport à l'autre. Certains considèrent à tort (cf. historique) que c'est une danse Swing (lindy ou boogie) interprétée comme une danse sportive, d'autres personnes considèrent par ailleurs qu'il ne s'agit plus d'une danse Swing, puisque le blues originel ne représente plus qu'une petite parties des différents courant musicaux pouvant être interprétés en West Coast Swing.Elle laisse une grande part à l'improvisation. Cette danse se pratique sur un vaste éventail de styles de musique : pop, funk, dance, country, jazz, blues, RnB, disco,
Il existe actuellement 2 interprétations du west cost swing :
Ternaire : style classique. Pour danser sur des musiques « swing » (notamment le blues). Cette forme restera toujours la base du west coast swing (d'un point de vu technique), très adaptée aux mouvements coulés et sensuels.
Binaire : style funky. Pour danser sur des musiques… binaires (rock, funk, R’n’B…). Cette forme est dans les faits une légère adaptation du style classique. Visuellement, ce style est plus énergique et plus explosif.
La différence entre ces deux styles est le moment où l'on pose le pied sur les contre-temps.
En ternaire, lors du « et », le pied se pose après le milieu entre deux temps : « 3..et4, 5..et6 » (la musique étant ternaire, cet ajustement est naturel).
En binaire, lors du « et », le pied est posé exactement au milieu entre les deux temps : 3.et.4, 5.et.6.
Plus généralement, cette danse se fait surtout sur des tempo lents qui vont de 24 à 34 et sur des musiques très variées : de « Fever » (Peggy Lee) à « Pokerface » (Lady Gaga) en passant par « I feel good ! » (James Brown) ou bien "Beat it" (Michael Jackson), toutes les époques sont représentées des courants Blues, Funk, RnB, Pop.